Être trouvé sur Google quand on vend en ligne
Un client tape « robe pagne Cotonou » sur Google. Il tombe sur des sites étrangers, quelques marchés en ligne, et pas sur vous.
Ce n'est pas une question de classement. Dans la plupart des cas, le vendeur n'est nulle part dans la liste — parce qu'il n'a aucune page que Google puisse lire.
Une boutique WhatsApp n'existe pas pour Google
C'est le point le plus important de cet article, et le plus mal compris.
WhatsApp est excellent pour convertir une conversation en commande. Mais une conversation n'est pas une page : Google n'y entre pas, ne l'indexe pas, ne peut pas la proposer. Il en va de même d'un catalogue publié uniquement dans une story ou un compte social.
Un vendeur qui n'a que ces canaux ne peut être trouvé que par quelqu'un qui connaît déjà son nom ou son numéro. Toute la demande qui s'exprime par une recherche — c'est-à-dire les clients qui ne vous connaissent pas — lui est invisible.
Avoir des pages publiques, avec une adresse web par produit, est la condition d'entrée. Le reste vient après.
Ce que Google lit sur une page produit
Trois choses, dans cet ordre.
Le titre. Il doit contenir le mot que les gens tapent. « Robe en pagne — taille 38 » est un titre. « Nouveauté ! » n'en est pas un.
Le texte. Deux ou trois paragraphes qui décrivent le produit avec les mots du client : matière, taille, usage, ville de livraison. Une fiche à trois lignes ne donne rien à lire — c'est tout le sujet de rédiger une fiche produit qui vend.
Les informations structurées : le prix, la disponibilité, les avis. Ce sont elles qui permettent l'affichage enrichi — le prix et les étoiles directement dans les résultats. Elles doivent être exactes : un prix affiché différent du prix réel fait perdre l'affichage enrichi, parfois pour tout le site.
Le nom de votre ville est votre meilleur mot
Un petit vendeur ne gagnera pas sur « robe pagne ». Le terme est trop large, la concurrence trop installée.
Sur « robe pagne Cotonou » ou « livraison chaussures Bobo-Dioulasso », la situation s'inverse : peu de pages existent, et celles qui existent sont souvent moins bonnes que la vôtre.
Ces recherches ont moins de volume, mais elles ont deux avantages décisifs : elles sont atteignables, et l'intention d'achat y est beaucoup plus forte. Quelqu'un qui ajoute le nom de sa ville ne fait pas une recherche théorique — il veut acheter près de chez lui.
Nommez donc vos villes de livraison dans vos pages. Pas en liste mécanique répétée en bas de page, ce qui se voit et se sanctionne, mais dans les phrases, là où c'est utile au lecteur.
Les six corrections qui rapportent le plus
| Correction | Effort | Effet | |---|---|---| | Un titre par page, avec le mot recherché | Faible | Fort | | Une description de 150 caractères par page | Faible | Moyen | | Des textes produit d'au moins 100 mots | Moyen | Fort | | Des images nommées et légères | Moyen | Moyen | | Une page qui s'ouvre en moins de 3 secondes | Variable | Fort | | Des liens entre vos propres pages | Faible | Moyen |
La dernière ligne est la plus négligée. Une page vers laquelle rien ne pointe est difficile à trouver, même pour Google. Lier vos fiches entre elles — le produit complémentaire, la catégorie, un article de conseil — coûte quelques minutes et sert autant au visiteur qu'au moteur.
La vitesse compte plus ici qu'ailleurs
Une part importante de vos visiteurs est sur un téléphone d'entrée de gamme, sur un réseau irrégulier, parfois avec un forfait compté.
Une page de six mégaoctets ne se charge pas : elle est abandonnée. Google mesure cet abandon, et le lecteur ne revient pas.
Le correctif le plus rentable est presque toujours le même : les images. Une photo prise au téléphone pèse plusieurs mégaoctets et n'a besoin d'en peser que quelques centaines de kilooctets pour être belle à l'écran. La méthode pour photographier ses produits vaut aussi pour le poids des fichiers.
Ce qui ne marche pas
Répéter le mot-clé partout. Cela se détecte, et cela rend le texte pénible pour le seul lecteur qui compte : celui qui achète.
Acheter des liens. Le rapport risque-bénéfice est mauvais, et la sanction porte sur tout le site.
Publier vingt textes creux. Un texte sans contenu réel n'apporte rien, et une accumulation de textes sans contenu peut nuire. Mieux vaut cinq bonnes pages produit que vingt pages vides.
Le délai qu'il faut accepter
Rien de tout cela ne produit d'effet en une semaine. Il faut compter deux à quatre mois avant qu'une page corrigée trouve sa place, parfois davantage sur un site récent.
C'est la différence de nature avec la publicité payante : celle-ci s'allume et s'éteint le jour même, celle-là s'installe lentement et continue de travailler quand on arrête d'y toucher. Les deux ne se remplacent pas.
Par où commencer
Tapez vous-même, sur Google, la phrase que taperait votre client — avec le nom de votre ville. Regardez ce qui sort.
Puis prenez vos trois produits les plus vendus et donnez à chacun un titre contenant cette phrase, et cent mots de description honnête.
Trois pages, une heure de travail. C'est le point de départ, et beaucoup de vendeurs n'y sont jamais allés.
Lancez votre boutique en ligne
Créez votre boutique gratuitement avec BrivoX, sans carte bancaire.
Créer ma boutique